
Lors de mon dernier voyage en Tanzanie
Lorsque j’ai quitté la profession de comptable agréé, ce fut principalement pour deux raisons : suivre mes passions et réaliser mes rêves. Je voulais travailler dans un domaine où l’humain prime, où la relation avec l’autre est prioritaire, où je peux être libre de mes mouvements, où je suis constamment à l’extérieur de ma zone de confort, etc. Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression d’y aller à fond, sans demi-mesure, sans compromis vers le rêve ultime. Cependant, même si j’ai l’impression d’avoir été assez « extrême » dans mon choix de laisser derrière moi la sécurité financière et une profession de renom, la vie met sur mon chemin des gens pour me rappeler que j’ai d’autres grands rêves qui, dans leur forme la plus brute, sont enfouis dans le plus profond de mon Être. Et l’une de ces personnes est Rémi Tremblay.
Connaissez-vous Rémi Tremblay de la société Esse Leadership? Il dirige principalement des groupes de réflexion auprès de hauts dirigeants des secteurs public et parapublic et de grandes entreprises privées. Ces hauts dirigeants sont à la découverte d’eux-mêmes et d’échanges sur le développement de leur leadership. J’ai vu dernièrement un reportage sur le site de Radio-Canada sur le travail de Rémi. Ce reportage m’a marqué et profondément interpellé. Et lorsque j’ai entendu Rémi affirmer que « pour devenir de meilleurs patrons, il faut d’abord devenir de meilleurs êtres humains », un déclic s’est fait immédiatement. Dès lors, je savais que je devais absolument rencontrer cet homme. Le lendemain, dès mon lever, je n’avais que cette idée en tête et j’entrepris les démarches.
Quelques jours plus tard, je me retrouve marchant en direction du lieu de ma rencontre avec Rémi. Je marche plonger dans mes pensées, car pour être franc, je ne sais même pas ce que je vais lui dire. Je dois être efficace, car je ne dispose que de 45 minutes avec lui et j’ai tant de questions et tant de sujets que je souhaite aborder. Puis, nous voilà assis face à face au Cosmos sur Grande Allée. Nous apprenons à nous connaître et d’entrée de jeu, Rémi me dit qu’il reçoit environ 200 courriels par année de consultants comme moi qui désirent le rencontrer. Mais il m’explique que son agenda ne lui permet que très rarement (voir jamais) d’en rencontrer individuellement.
Mais alors, pourquoi moi? Il ne peut pas vraiment répondre. Je comprends que Rémi est un homme d’intuition avant tout. Et il semble que le destin veuille bien que nous soyons face à face. Je lui parle de mon travail, de mon désir de créer aussi des groupes de réflexions avec les entrepreneurs de PME, de mes passions pour le leadership et les voyages de découverte comme celui qu’il s’apprête à faire avec un groupe d’une vingtaine de personnes au Burkina Faso en Afrique de l’Ouest sous le thème « Voir autrement ». Je lui parle aussi de mon expérience dans ce pays où j’ai vécu quelques années et qui fut probablement parmi les plus belles années de ma vie. Il me conseille. Il me donne son avis. Dans ma tête, je me mets à rêver de collaborer avec Rémi dans divers projets. Mais le temps nous limite et on doit déjà se faire les salutations.
Avant de partir, Rémi me demande s’il peut faire quelque chose d’autre pour moi. Je suis juste tellement content et je me sens tellement privilégié d’avoir pu partager ce moment avec lui que je lui réponds que tout est beau ainsi. Il prend alors son manteau, mais s’arrête un instant et me regarde tout en me répétant la même question pour une deuxième fois : « Es-tu sûr qu’il n’y a pas quelque chose d’autre que tu voudrais me dire avant de quitter »? Je lui réponds « non, non Rémi. Je te remercie beaucoup. Simplement ». Il a maintenant son manteau sur le dos et il est debout. Et pour une troisième fois, il insiste : « Es-tu sûr qu’il n’y a vraiment rien d’autre à dire »?
À cet instant, je me surprends moi-même. Je ne peux dire d’où c’est venu, mais je me suis aussitôt levé et mon cœur s’est mis à parler ouvertement, sans aucun filtre. « Rémi tu sais, les voyages que tu fais comme celui que tu as fait au Népal l’an dernier avec le moine Mathieu Ricard et comme celui que tu vas faire au Burkina Faso avec des leaders, C’EST MON RÊVE de faire ça! C’est mon rêve d’amener les gens à la découverte d’eux-mêmes à travers les cultures, la musique, les langues, les coutumes et la vie traditionnelle de gens qui vivent à l’autre bout du monde ». Pour moi, sa réponse fut toute une surprise. Il me dit bien candidement : « Tu sais Daniel, personnellement, c’est plus naturel pour moi de rester dans mes pantoufles à la maison. Il y a plusieurs voyages en attente de réalisation et tu pourrais peut-être t’en occuper éventuellement ». Intérieurement, je me suis dit « Rémi, ne joue pas avec moi là-dessus… c’est vraiment mon rêve de faire ça! Si t’es pas sincère, tu vas me briser le cœur ». Puis il y ajouta : « Aussi, y’a une femme qui s’est cassée la jambe la semaine dernière, si tu veux sa place pour venir au Burkina Faso, je te l’offre ». J’ai accepté l’offre et d’ailleurs, je rencontrerai le groupe de participants vendredi après-midi puisque j’ai confirmé mon départ pour le « Pays des Hommes Intègres » le 2 janvier 2010.
Depuis cette rencontre, je n’ai même pas reparlé à Rémi, mais ce vieux rêve qui me semblait beaucoup trop grand pour la petite personne que j’ai parfois l’impression d’être semble sans cesse frapper à ma porte.
Croyez-le ou non, mais en l’espace de quelques jours et sans même chercher, deux belles occasions se sont présentées à moi d’elles-mêmes : une occasion d’organiser une traversée du désert en Tunisie avec un Suisse dans le cadre d’un projet de renforcement d’équipe et du développement du leadership (projet Dunes 360 degrés - y paraît que ça ouvre les horizons le désert) et une occasion de vivre une expérience avec des indigènes et des Shamans de la forêt amazonienne au Pérou.
Ces jours-ci, je suis à lire le dernier livre de Rémi Tremblay : « J’ai perdu ma montre au fond du lac » dans lequel il écrit : « Parler de votre rêve à quelqu’un dès aujourd’hui, d’autant qu’on ne sait jamais qui pourrait vous aider à le réaliser ni dans quelles circonstances. C’est pourquoi il faut réfléchir à votre rêve et saisir toutes les occasions de le partager. » Hier, lors d’une dégustation de vins devant plus de vingt convives d’affaires, j’ai publiquement déclaré mon rêve d’organiser des voyages de découverte.
En fait, partager notre rêve avec cœur et sincérité, n’est-ce pas là le premier pas pour le réaliser?
Cette histoire m’a permis de réaliser jusqu’à quel point souvent on se fait petit. On se convint que notre grand rêve est tout simplement impossible. On fixe nous-mêmes la limite entre le possible et l’impossible. On décide alors de viser un peu moins haut ou un peu plus bas. Mais ça revient au même, car on se limite. On se met des freins. On s’éloigne de soi-même jusqu’à croire que notre tison intérieur est complètement éteint. Mais l’est-il vraiment? Et vous, en avez-vous des rêves que vous pensez éteints? Si la réponse est oui, vous aurez souvent l’impression de ne pas savoir par où commencer. Pourtant, il n’y a pas 36 façons. Écrivez votre rêve sur un bout de papier pour garder le focus et allez-y un pas à la fois en commençant par le partager. Et pourquoi pas… faites-vous accompagner par un coach dans la quête de votre rêve ULTIME.
P.-S. Si certains d’entre vous sont intéressés à en savoir plus sur les prochains voyages d’exploration et de développement de votre leadership. N’hésitez pas à m’en informer pour que je vous tienne au courant de l’avancement de mon rêve.