VLOG DU BURKINA FASO


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1 février 2010

Remise d’un capteur de rêves dans le village de Dalakan (1min.47s)

Sentez l’admiration et l’excitation d’accueillir l’étranger (5min.06s)

Et la frénésie du départ! (35sec.)

Voir autrement à travers les yeux d’un enfant (21sec.)

Vous pouvez aussi consulter mes autres vidéos sur YOU TUBE à http://www.youtube.com/user/danielrenaudcoach

BURKINA FASO JE T’HONORE (en images)


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18 janvier 2010

Avec les danseurs du village de Manéga

Avec les danseurs du village de Manéga

Océane au cours privé La Source à Ouagadougou

Océane au cours privé La Source à Ouagadougou

Vendeuse de chapeaux & sous-plats à Bani

Vendeuse de chapeaux & sous-plats à Bani

Femmes au village de Dalakan près de Dori

Femmes au village de Dalakan près de Dori

En présence d'un grand compteur Maître Titinga Frédéric Pacere

En présence d'un grand compteur Maître Titinga Frédéric Pacere

Les vieux sages au village de Manéga pendant la fête du Grand Chef

Les vieux sages au village de Manéga pendant la fête du Grand Chef

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14 janvier 2010

p1070634Je me sens comme si j’avais oscillé entre la vie et la mort au cours de ce voyage. Mon vieux Bouréma que je devais retrouver au village de Mia s’est avéré être absent. Il est décédé en 2006. Par contre, ce voyage m’a permis d’élever mon niveau de conscience sur l’importance de la vie et sur le fait qu’à chaque fois que quelque chose meurt en nous, quelque chose d’autre renaît. Car la mort n’existe pas, c’est la disparition qui existe. La vie continue. Le reste est seulement apparition et disparition.

Cette semaine, nous avons été à l’école de la sagesse. Celle où l’on apprend un mélange de philosophie, d’expériences humaines et de croyances ancestrales. Celle où l’on apprend avec le docteur Boubacar Ly de Dori qu’il ne faut pas combattre la noirceur, il faut simplement allumer sa bougie. Que la vie c’est une vibration et qu’il faut chacun écouter sa propre vibration et la faire évoluer. Il faut revenir à cette forme de richesse. Que celui qui échoue dans sa vie, c’est celui qui s’égare de lui-même. Et parfois, on s’est tellement égaré de soi-même que ça fait peur de revenir sur la voie de la sagesse.

Le pauvre n’est-il pas celui qui ignore qu’il a un trésor en lui?

Levez la tête, regardez-vous dans le miroir. Êtes-vous fier de votre destination et de la direction vers laquelle vous vous dirigez? Laissez vos mauvaises pensées de côté, car elles vous usent. Demandez une longue vie car vous avez une longue oeuvre à accomplir. Il ne faut pas s’arrêter au milieu de la montagne, il faut se rendre jusqu’au sommet avec tendresse et douceur.

VOILÀ! On se revoit au Québec dans la neige et le froid. Paix, amour et humilité à tous.

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9 janvier 2010

Natacha Superviseure de chambres - Hôtel La Palmeraie, Ouagadougou

Natacha Superviseure de chambres - Hôtel La Palmeraie, Ouagadougou

Mon coeur explose au Burkina Faso. Si j’avais les mots justes pour exprimer ce que je vis dans cette mission pour VOIR AUTREMENT, je deviendrais certainement un auteur célèbre à travers la planète entière. Vous raconter les histoires qui se succèdent les unes après les autres serait trop long et ne représenterait qu’un maigre reflet de la réalité.

D’abord ici ce qui frappe c’est l’accueil. La co-habitation de la joie et de la souffrance. La co-habitation de la mort et de la vie.

Roulant sur la mobylette, la mort nous frôle et flirte avec nous. Je retrouve mon Afrique; celle qui vit, celle qui meurt! Je suis venu à la rencontre des derniers humains; je suis touché au coeur par l’accueil.

Et si je donnais la parole à la sagesse africaine rencontrée au fil des jours:

- Celui qui parle ne sait pas, celui qui sait ne parle pas.

- La solution à la misère est la responsabilité de tous. Ne prend pas tes vérités pour des vérités absolues.

- Peu importe notre condition, plus on avance dans la vie vers la vérité, on doit se faire petit (humble). Quand on est humble, on marche droit vers la vérité dans la simplicité.

- La patience est un chemin de bonheur. Il ne faut pas attendre, il faut aller dans l’action sans agresser et sans forcer car patience et longueur de temps font plus que force et rage.

- La tendresse intérieure, c’est de donner et recevoir. C’est la façon dont vous recevez une personne. Cultivez de la douceur. Ne vous laissez pas emporter par votre caractère. Vous êtes ce que vous êtes et il est ce qu’il est.

- Ne regarde pas ce que tu n’apportes pas mais plutôt regarde ce que tu apportes.

- Ceux qui ont compris un brin de vérité et qui ont vu un rayon de lumière doivent se faire un devoir de le répandre, de le diffuser partout…si l’on croit à ce que l’on fait, on peut déplacer des montagnes.

Demain, je pars à la recherche de l’homme qui a le plus marqué ma vie au Burkina Faso il y a 16 ans. Boureima j’arrive parce que tu vis et que je t’aime. Au revoir tout le monde et y’a pas de problème comme y disent ici.

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5 janvier 2010

Arrivé depuis 24 heures au Burkina Faso, je me sens chez-nous. La vie n’est-elle pas ce qui arrive alors qu’on a prévu autre chose? Comme une des leaders qui m’accompagne qui apprend à son arrivée le décès de sa mère.

Il est 5h30am et je suis déjà prêt à poursuivre l’aventure. Après une absence de plus de 16 ans dans ce pays où j’ai travaillé à l’époque comme coopérant-volontaire pour le CECI, je suis comblé par le pays des hommes intègres. Pourtant dans ce pays de 15 millions de personnes où 45% de la population a moins de 25 ans, 120 enfants sur 1 000 ne verront pas l’âge de 5 ans. Mais pourquoi suis-je ici? Parce que les bonnes choses sont bonnes à répéter. Parce que ma passion est la connection avec l’autre. Parce que je trouve qu’il y a ici une qualité de relation unique.

N’est-ce pas dans la rencontre de l’autre que l’on se découvre soi-même?

Je ne suis pas ici pour enseigner mais bien pour apprendre par la rencontre de l’autre. Apprendre que lorsque la tension monte, il y a toujours l’amusement et le rire comme antidote. C’est à travers des rapports d’égal à égal que je me présente en ne me laissant pas dominer par mon jugement. Je me laisse impressionner et émerveiller par l’accueil chaleureux des Burkinabés car pour moi, l’espoir de l’Afrique réside dans l’accueil de l’autre, dans la prise en charge et la responsabilisation des tous les êtres humains de cette planète.

Aujourd’hui ce sera la visite d’artistes Burkinabés et de l’enseignement du fondateur du musée du tam-tam africain. Je suis très bien et je comprends mieux la raison qui me ramène chez-moi au Burkina Faso. Comme Christian Bobin le dit si bien: “Ce que je trouve est 1 000 fois plus beau que ce que je cherche”.

Pour toute urgence ou pour simplement parler avec moi au Burkina Faso, vous pouvez me rejoindre au numéro suivant : 011 (226) 70-06-57-66

MISSION D’EXPLORATION AU BURKINA FASO


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1 janvier 2010

La force du baobab est dans ses racines

La force du baobab est dans ses racines

Bonjour à tous mes lecteurs. Veuillez prendre note que je serai en mission de travail au Burkina Faso en Afrique de l’Ouest du 2 janvier au 16 janvier 2010 avec un groupe de leaders. Vous pourrez suivre mes blogues directement sur mon site exactement là où vous êtes maintenant. J’espère vous écrire à quelques reprises mais je ne promets rien car tout dépendra de mon accès à internet. Revenez me visiter régulièrement. Et j’oubliais, Bonne année 2010 à tous. Que cette année soit pour vous une année d’exploration de vous-même et de découverte dans vos relations avec les autres.

DU RÊVE ULTIME À LA RÉALITÉ


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14 décembre 2009

Lors de mon dernier voyage en Tanzanie

Lors de mon dernier voyage en Tanzanie

Lorsque j’ai quitté la profession de comptable agréé, ce fut principalement pour deux raisons : suivre mes passions et réaliser mes rêves. Je voulais travailler dans un domaine où l’humain prime, où la relation avec l’autre est prioritaire, où je peux être libre de mes mouvements, où je suis constamment à l’extérieur de ma zone de confort, etc. Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression d’y aller à fond, sans demi-mesure, sans compromis vers le rêve ultime. Cependant, même si j’ai l’impression d’avoir été assez « extrême » dans mon choix de laisser derrière moi la sécurité financière et une profession de renom, la vie met sur mon chemin des gens pour me rappeler que j’ai d’autres grands rêves qui, dans leur forme la plus brute, sont enfouis dans le plus profond de mon Être. Et l’une de ces personnes est Rémi Tremblay.

Connaissez-vous Rémi Tremblay de la société Esse Leadership? Il dirige principalement des groupes de réflexion auprès de hauts dirigeants des secteurs public et parapublic et de grandes entreprises privées. Ces hauts dirigeants sont à la découverte d’eux-mêmes et d’échanges sur le développement de leur leadership. J’ai vu dernièrement un reportage sur le site de Radio-Canada sur le travail de Rémi. Ce reportage m’a marqué et profondément interpellé. Et lorsque j’ai entendu Rémi affirmer que « pour devenir de meilleurs patrons, il faut d’abord devenir de meilleurs êtres humains », un déclic s’est fait immédiatement. Dès lors, je savais que je devais absolument rencontrer cet homme. Le lendemain, dès mon lever, je n’avais que cette idée en tête et j’entrepris les démarches.

Quelques jours plus tard, je me retrouve marchant en direction du lieu de ma rencontre avec Rémi. Je marche plonger dans mes pensées, car pour être franc, je ne sais même pas ce que je vais lui dire. Je dois être efficace, car je ne dispose que de 45 minutes avec lui et j’ai tant de questions et tant de sujets que je souhaite aborder. Puis, nous voilà assis face à face au Cosmos sur Grande Allée. Nous apprenons à nous connaître et d’entrée de jeu, Rémi me dit qu’il reçoit environ 200 courriels par année de consultants comme moi qui désirent le rencontrer. Mais il m’explique que son agenda ne lui permet que très rarement (voir jamais) d’en rencontrer individuellement.

Mais alors, pourquoi moi? Il ne peut pas vraiment répondre. Je comprends que Rémi est un homme d’intuition avant tout. Et il semble que le destin veuille bien que nous soyons face à face. Je lui parle de mon travail, de mon désir de créer aussi des groupes de réflexions avec les entrepreneurs de PME, de mes passions pour le leadership et les voyages de découverte comme celui qu’il s’apprête à faire avec un groupe d’une vingtaine de personnes au Burkina Faso en Afrique de l’Ouest sous le thème « Voir autrement ». Je lui parle aussi de mon expérience dans ce pays où j’ai vécu quelques années et qui fut probablement parmi les plus belles années de ma vie. Il me conseille. Il me donne son avis. Dans ma tête, je me mets à rêver de collaborer avec Rémi dans divers projets. Mais le temps nous limite et on doit déjà se faire les salutations.

Avant de partir, Rémi me demande s’il peut faire quelque chose d’autre pour moi. Je suis juste tellement content et je me sens tellement privilégié d’avoir pu partager ce moment avec lui que je lui réponds que tout est beau ainsi. Il prend alors son manteau, mais s’arrête un instant et me regarde tout en me répétant la même question pour une deuxième fois : « Es-tu sûr qu’il n’y a pas quelque chose d’autre que tu voudrais me dire avant de quitter »? Je lui réponds « non, non Rémi. Je te remercie beaucoup. Simplement ». Il a maintenant son manteau sur le dos et il est debout. Et pour une troisième fois, il insiste : « Es-tu sûr qu’il n’y a vraiment rien d’autre à dire »?

À cet instant, je me surprends moi-même. Je ne peux dire d’où c’est venu, mais je me suis aussitôt levé et mon cœur s’est mis à parler ouvertement, sans aucun filtre. « Rémi tu sais, les voyages que tu fais comme celui que tu as fait au Népal l’an dernier avec le moine Mathieu Ricard et comme celui que tu vas faire au Burkina Faso avec des leaders, C’EST MON RÊVE de faire ça! C’est mon rêve d’amener les gens à la découverte d’eux-mêmes à travers les cultures, la musique, les langues, les coutumes et la vie traditionnelle de gens qui vivent à l’autre bout du monde ». Pour moi, sa réponse fut toute une surprise. Il me dit bien candidement : « Tu sais Daniel, personnellement, c’est plus naturel pour moi de rester dans mes pantoufles à la maison. Il y a plusieurs voyages en attente de réalisation et tu pourrais peut-être t’en occuper éventuellement ». Intérieurement, je me suis dit « Rémi, ne joue pas avec moi là-dessus… c’est vraiment mon rêve de faire ça! Si t’es pas sincère, tu vas me briser le cœur ». Puis il y ajouta : « Aussi, y’a une femme qui s’est cassée la jambe la semaine dernière, si tu veux sa place pour venir au Burkina Faso, je te l’offre ». J’ai accepté l’offre et d’ailleurs, je rencontrerai le groupe de participants vendredi après-midi puisque j’ai confirmé mon départ pour le « Pays des Hommes Intègres » le 2 janvier 2010.

Depuis cette rencontre, je n’ai même pas reparlé à Rémi, mais ce vieux rêve qui me semblait beaucoup trop grand pour la petite personne que j’ai parfois l’impression d’être semble sans cesse frapper à ma porte.

Croyez-le ou non, mais en l’espace de quelques jours et sans même chercher, deux belles occasions se sont présentées à moi d’elles-mêmes : une occasion d’organiser une traversée du désert en Tunisie avec un Suisse dans le cadre d’un projet de renforcement d’équipe et du développement du leadership (projet Dunes 360 degrés - y paraît que ça ouvre les horizons le désert) et une occasion de vivre une expérience avec des indigènes et des Shamans de la forêt amazonienne au Pérou.

Ces jours-ci, je suis à lire le dernier livre de Rémi Tremblay : « J’ai perdu ma montre au fond du lac » dans lequel il écrit : « Parler de votre rêve à quelqu’un dès aujourd’hui, d’autant qu’on ne sait jamais qui pourrait vous aider à le réaliser ni dans quelles circonstances. C’est pourquoi il faut réfléchir à votre rêve et saisir toutes les occasions de le partager. » Hier, lors d’une dégustation de vins devant plus de vingt convives d’affaires, j’ai publiquement déclaré mon rêve d’organiser des voyages de découverte.

En fait, partager notre rêve avec cœur et sincérité, n’est-ce pas là le premier pas pour le réaliser?

Cette histoire m’a permis de réaliser jusqu’à quel point souvent on se fait petit. On se convint que notre grand rêve est tout simplement impossible. On fixe nous-mêmes la limite entre le possible et l’impossible. On décide alors de viser un peu moins haut ou un peu plus bas. Mais ça revient au même, car on se limite. On se met des freins. On s’éloigne de soi-même jusqu’à croire que notre tison intérieur est complètement éteint. Mais l’est-il vraiment? Et vous, en avez-vous des rêves que vous pensez éteints? Si la réponse est oui, vous aurez souvent l’impression de ne pas savoir par où commencer. Pourtant, il n’y a pas 36 façons. Écrivez votre rêve sur un bout de papier pour garder le focus et allez-y un pas à la fois en commençant par le partager. Et pourquoi pas… faites-vous accompagner par un coach dans la quête de votre rêve ULTIME.

P.-S. Si certains d’entre vous sont intéressés à en savoir plus sur les prochains voyages d’exploration et de développement de votre leadership. N’hésitez pas à m’en informer pour que je vous tienne au courant de l’avancement de mon rêve.

QUI MÈNE MA VIE ?


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26 novembre 2009

Lorsque je voyage sur de courtes ou de longues distances, un élément a tendance à influencer ma route et mes arrêts : arriver le plus vite possible! J’étais dans cet état d’esprit la semaine dernière, en plein cœur du Vermont, alors que j’allais voir mon fils jouer au hockey. Pourtant, je n’étais pas en retard et j’avais tout mon temps. Mais inconsciemment, c’est comme si je cherchais à battre le temps. Ou comme si le temps prenait le contrôle de ma vie.

J’étais sur l’autoroute lorsque mon indicateur me signala qu’il ne me restait plus que 20 kilomètres d’essence disponible. Comme toute personne raisonnable, je pris la première sortie qui se présenta à moi. Cependant, comme je remarquai que je devais faire encore un mille avant d’atteindre la station, je pris la décision, pour le moins osée, de reprendre l’autoroute sans faire le plein. Je me suis dit : « D’la merde, je ne vais pas perdre cinq minutes pour de l’essence ». Et puis, au fond, je me disais j’avais encore bien assez d’essence pour trouver une station plus proche de l’autoroute. Cherchant à perdre le moins de temps possible, j’ai donc pris le risque non calculé de me retrouver en panne sèche au beau milieu d’une autoroute aux États-Unis. Wow! Toute une décision à bien y penser!

Ce fut une grande erreur… puisqu’une fois de retour sur l’autoroute, mon indicateur changea rapidement à… zéro kilomètre. L’aiguille était maintenant bien au-dessous de la ligne rouge. « Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer dans ma tête pour faire ça? Tout ce tracas pour sauver cinq minutes? En plus, j’ai tout mon temps devant moi! ». Heureusement, j’ai pu atteindre la sortie suivante quelques milles plus loin, et même, faire deux milles supplémentaires pour atteindre la station d’essence. Mais quel stress énorme je me suis imposé à l’idée d’être en panne d’essence dans les montagnes du Vermont! Et ce qui est le plus drôle, c’est que j’étais tellement content d’avoir pu m’y rendre sans pépin, qu’à partir de ce moment, je ne me sentis plus pressé du tout. Il a fallu cet événement pour m’éveiller.

Lorsque je désire arriver le plus vite possible à destination, j’oublie d’apprécier le moment présent dans toute sa splendeur.

Lorsque je fais une erreur de jugement comme celle-ci, je me dis que Dieu est grand, car il me donne des leçons de vie sans trop de conséquences. Encore faut-il les saisir pour en tirer une morale et un apprentissage sur moi-même (à part le fait que c’est vraiment con d’aller autant à l’extrême).

Ce que j’ai appris, c’est que je laisse trop souvent ma vie se faire guider par le temps et la fausse illusion que je dois aller plus vite. Aussi, que je refuse d’oser sortir des sentiers battus, sous prétexte que je ne dois pas déroger de ce que j’ai prévu. Je me dis que ça ne vaut pas la peine de parcourir un mille de plus pour me rendre dans un petit village profond du Vermont avec des gens de la campagne conduisant leur vieux pick-up, la cigarette au bec. Qu’est-ce qui me dit qu’au contraire je n’y ferai pas une belle découverte? Les plus belles découvertes ne sont-elles pas là où l’on n’ose s’aventurer? Ceux qui me connaissent savent que pourtant, j’adore l’aventure et surtout de sortir des sentiers battus.

Il m’arrive encore d’oublier l’importance d’apprécier ce qui est là maintenant. Pas dans dix minutes, ni dans cinq minutes. Simplement maintenant. Merci à la vie de me rappeler d’oser sortir de ma route pour découvrir de nouveaux horizons et faire les choses autrement. Et vous? Osez-vous sortir des sentiers battus? Qui mène votre vie? Personne d’autre que vous ne peut en décider.